Pendant ces dernières années, l’urbanisation a conduit à une importante perte de surfaces agricoles (presque 1 m2/s). 29 800 ha de surface agricole ont ainsi été transformés en surface d’habitat et d’infrastructure. Ce sont surtout les meilleurs sols agricoles qui sont concernés. Environ 40 % des surfaces des zones à bâtir se situent sur les sols de meilleure qualité. Cette évolution se poursuit inexorablement.
Alors nos terres cultivables ne font que diminuer et la population continue de s’accroître. Il s’agit d’un phénomène que l’on observe dans la plupart des pays. Mais en Suisse, comparativement à nos voisins européens, nous ne sommes pas riches en bons sols agricoles. Or, pour assurer notre sécurité alimentaire, le principe de durabilité veut que nous transmettions aux générations futures des ressources intactes.
Le plan sectoriel des surfaces d’assolement (SDA) au niveau fédéral a été approuvé en 1992, afin de mieux protéger les surfaces cultivables. Le plan sectoriel définit entre autres pour chaque canton un contingent de terres cultivables (surfaces d’assolement). La mise en œuvre du plan sectoriel se fait à travers les cantons et les communes dans le cadre des plans directeurs et des plans d’aménagement.
Afin d’évaluer la mise en œuvre du plan sectoriel des surfaces d’assolement (SDA), il est nécessaire de mettre en place un monitoring. Cette mesure devrait nous permettre d’avoir une meilleure vision de la situation dans l’ensemble du canton. Dans un deuxième temps, il s’agira de se donner les moyens pour éviter l’extension des zones à bâtir au détriment des meilleures terres agricoles.
